La grande ablution

Par le Nom de Dieu, Ar-RaHmân, Ar-RaHîm.

La grande ablution (en arabe : Al ghousl)

L’Imam Al-Boukhâriyy a rapporté dans son SaHiH d’après Abou Hourayrah qu’il a dit :

Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم), m’a rencontré un jour alors que j’étais jounoub (le jounoub est la personne qui a eu un rapport sexuel ou qui a émis du maniyy -sperme- et qui n’a pas encore accomplit la grande ablution). Il m’a pris par la main et j’ai marché avec lui jusqu’à ce qu’il s’assoie. Alors, je me suis esquivé et j’ai regagné mon logis. J’ai donc fait le ghousl puis je suis revenu auprès du Messager qui était assis. Il a dit : « Où étais-tu ô Abôu Hirr ? » Je lui ai expliqué (à savoir que le compagnon était jounoub et qu’il était parti faire la grande ablution). Alors il a dit ce qui signifie : « Soubhana l-Lâh, ô Abou Hirr. Certes le croyant n’est jamais impur », cela veut dire que ton état de jounoub ne te rend pas impur et que tu aurais pu resté avec nous sans la grande ablution.

Les choses qui rendent obligatoire la grande ablution :

La première : l’émission de maniyy (sperme ou équivalent féminin)
Il présente des signes grâce auxquels on le reconnaît, parmi eux :
- le plaisir lors de son émission ;
- l’odeur de la pâte à levain, lorsqu’il est humide ;
- l’odeur du blanc d’œuf, lorsqu’il est sec ;
- l’effusion intense, c’est-à-dire sa sortie par éjaculation, par à-coups et avec force
Le reconnaître par un de ces signes suffit.

La deuxième : le rapport sexuel (al-jima`) même s’il n’y a pas eu émission de maniyy. C’est le fait d’introduire le gland, ou son équivalent pour celui qui n’en a pas, dans un vagin.

Le troisième : la fin des règles (al-HayD). Il s’agit du sang qui s’écoule du vagin de la femme, dans un état normal de la bonne santé, et non à la suite d’un accouchement.

La quatrième : la fin des lochies (an-nifas). Il s’agit du sang qui sort après la libération de l’utérus de la femme de ce qu’elle portait.

La cinquième : l’accouchement car le nouveau-né tire son origine des maniyy qui se sont mélangés.

Information utile : Si la femme a les lochies suite à l’accouchement, elle n’accomplira la grande ablution qu’à la fin des lochies.

Les piliers du ghousl sont au nombre de deux :

Le premier : l’intention. En effet, l’intention distingue les actes habituels des actes d’adoration. Son emplacement est le cœur. Elle se fait lorsque l’eau touche la première partie du corps qui est lavée. Celui qui fait le ghousl fait donc l’intention de lever le grand Hadath, ou de faire l’obligation du ghousl (farDou l-ghousl), ou de faire le ghousl qui est un devoir (al-ghouslou l-wâjib). Si après avoir déjà lavé une partie de son corps, on fait l’intention, il est un devoir de relaver cette partie.

Le deuxième : Répandre de l’eau sur tout le corps, c’est-à-dire ce qui en est apparent : peau, cheveux et poils avec l’eau purificatrice.

Les actes recommandés de la grande ablution :

Parmi les actes recommandés (sounnan) de la grande ablution, il y a :

- La tasmiyah qui est de dire « bismil-Lâh », c’est-à-dire citer le Nom de Allâh. Elle a lieu au début du ghousl et il est déconseillé de la délaisser.
- Le woudou’ (La petite ablution) entier avant de faire le ghousl. S’il est délaissé, cela n’est pas déconseillé.
- Ad-dalk c’est à dire faire passer la main sur le corps.
- Laver les membres successivement les uns immédiatement après les autres, c’est-à-dire laver un membre avant que celui qui le précède n’ait séché (al-mouwalat).
- Faire précéder la droite sur la gauche.
- Il est recommandé d’utiliser peu d’eau et il est déconseillé d’en abuser.

L’oubli du lavage d’une partie du corps :

Lorsqu’un musulman se rend compte, après avoir accomplit ce qu’il croit être la grande ablution, qu’il a oublié de laver une partie, il ne refait pas la grande ablution complètement. Il lave seulement la partie qu’il a oublié de laver. Ceci car contrairement, à la petite ablution, il n’y a pas d’ordre dans la grande ablution. Si entre temps il avait fait une prière, il la rattrape.

الحمد لله رب العالمين
La louange est à Allâh, le Seigneur des mondes.